Un groupe mené par le Professeur Jalil Lahmar à l’IUT de La Roche-sur-Yon, développe les panneaux solaires de notre avenir proche.
Une technique de pointe, qui intéresse déjà les pouvoirs publics car le but est de rendre les panneaux solaires photovoltaïques plus performants.
« En miniaturisant les capteurs, il est possible de doubler leur rendement », révéle le Pr Jalil Lahmar. À la tête de l’unité d’exploration en thermocynétique à l’IUT de La Roche-sur-Yon, le scientifique est l’un des précurseurs de la miniaturisation des cellules photovoltaïques. Pour preuve leurs travaux ont été publiés par maintes journaux des états unis, ce qui reste une fierté d’être une référence également à l’étranger.
Pour conforter la performance des capteurs solaires, le laboratoire tente d’en baisser leur épaisseur.
« Le process que nous développons permet de façonner des couches de l’ordre du nanomètre facilitant ainsi la conduction de l’énergie solaire ».
Le silicium utilisé habituellement à été écarté car nocif pour l’environnement au profit de matériaux plus profitables (galettes d’aluminium). Les capteurs solaires du futur seront complétement recyclables.
Le process de fabrication de ses nouveaux capteurs ne dure pas plus de trois minutes mais nécessite cependant une longue préparation. C’est sur cette phase expérimentale de fabrication que se concentre en ce moment le groupe yonnais, avec pour objectif de l’adapter à une production en série.
« En plus d’être recyclables, ces panneaux seront écologiques dès l’étape de leur réalisation : ils requièrent moins de matériaux et d’énergie que la technique du moment », nous confie Émilie Marot, étudiante à l’IUT.
Avec une durée estimée de 50 ans contre 20 actuellement, le rendement sera donc plus que doublé.
Le financement du projet
Le budget nécessaire à ces recherches est gigantesque, les appareils spécifiques ont des coûts exorbitants comme par exemple un masque de protection spécial qui a valu 1000€.
Le chercheur utilise ainsi une bonne partie de son temps à la quête de financements. Un de ses étudiants a acquis une bourse de thèse, et le laboratoire a noué maintes partenariats. Les machines ont été fournies par l’usine d’Atmel-Nantes, et les frais de méthode sont couverts principalement par les subventions du conseil général et du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée (Sydev).
L’équipe a également le soutien de la Fédération française du bâtiment et de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). « Placer votre argent dans les recherches de ce type est essentiel dans notre mission, qui est d’améliorer la performance énergétique des bâtiments publics. Mieux nous sommes informés des innovations, plus nous sommes profitables », révèle Frédéric Dewez, agent de la DDTM.